Cabinet au 17 avenue de la Pointe, à Brunoy, à cinq minutes du RER D. Le test musculaire sert de fil conducteur. Il montre où le stress s’est installé et par quel geste le relâcher. Vous repartez avec un objectif que vous avez formulé vous-même, jamais avec un diagnostic.
Quatre repères qui reviennent à chaque rendez-vous, quel que soit le motif de votre venue et quel que soit votre âge.
Rien ne commence avant que vous ayez dit, avec vos mots, ce qui changerait dans votre vie si la difficulté tombait. Cette phrase guide toute la séance et sert de repère au rendez-vous suivant.
Une pression légère de deux secondes sur un bras tendu. Le muscle tient ou lâche. Cette réponse indique par où continuer, sans que vous ayez à tout expliquer à voix haute.
Certaines personnes racontent beaucoup, d'autres presque rien. Le corps répond dans les deux cas. Un adolescent silencieux repart aussi équilibré qu'un adulte qui a tout déballé en arrivant.
La kinésiologie ne soigne pas et ne diagnostique rien. Elle accompagne. Si votre situation relève d'un médecin, je vous le dis pendant le premier échange, avant que la séance commence.
Le motif change, le déroulé reste le même. Un objectif que vous posez, une série de tests, une équilibration, puis un geste simple à refaire chez vous entre deux rendez-vous.

Stress qui ne redescend plus, sommeil haché, trac avant une prise de parole, séparation qui pèse encore des mois après. La séance dure 60 minutes et se termine par un geste simple à refaire chez vous. La plupart des adultes viennent trois fois, à deux ou trois semaines d'intervalle.

Un parent reste présent du début à la fin. On travaille assis, souvent sans que l'enfant ait besoin de raconter quoi que ce soit. Colères qui débordent, peur de l'école, réveils nocturnes, angoisse au moment de la séparation du matin. Comptez 45 minutes.

Pour un objectif qui demande du temps, comme une reconversion, un deuil ou une préparation d'examen. On fixe un cap au premier rendez-vous, puis on revient le vérifier. Trois à six séances espacées, avec un point d'étape écrit à chaque fois.
La kinésiologie est née dans les années 1960 du travail de George Goodheart, un chiropracteur du Michigan qui a remarqué qu’un même muscle changeait de tonus selon ce que la personne pensait, regardait ou touchait. En 1973, son élève John Thie a sorti la méthode du cabinet pour la rendre transmissible à des familles entières, sous le nom de Touch for Health. C’est cette branche que je pratique à Brunoy.
Le principe tient en trois gestes. On pose une question au corps, on lit la réponse du muscle, on relâche ce qui accroche. Tout le reste relève du protocole et de la patience.
Vous restez habillé pendant toute la séance. Je place votre bras dans une position précise, j’exerce une pression de deux secondes sans forcer, et j’observe. Si le muscle tient, la piste est fermée. S’il lâche, on continue par là. Ce n’est pas un test de force, et les personnes très sportives lâchent aussi souvent que les autres.
Le muscle ne parle pas. Il réagit à une variation de la commande nerveuse, et cette commande change quand un stress est réactivé. Voilà l’observation de départ. Elle reste discutée, et je préfère le dire ici plutôt que de le laisser deviner.
Les études cliniques sur la kinésiologie appliquée sont peu nombreuses et de qualité inégale. Certaines montrent une reproductibilité correcte entre praticiens formés à la même méthode, d’autres non. Aucune n’établit que le test permet de détecter une maladie, une carence ou une intolérance alimentaire. Je ne l’utilise donc jamais pour cela, et je vous conseille de partir dès qu’un praticien vous propose ce genre de lecture.
Ce que le test fait bien, en revanche, c’est donner un appui concret à une conversation qui tourne en rond. Quand vous voyez votre propre bras lâcher au moment précis où vous pensez à un entretien d’embauche, vous cessez de débattre de l’existence du stress. Vous passez à ce qu’on en fait. Cette bascule, à elle seule, justifie souvent le rendez-vous.
Le point mérite d’être posé sans détour. Le métier de kinésiologue n’est pas réglementé en France. Il n’existe aucun diplôme d’État, et une personne peut ouvrir un cabinet après une formation courte. Demandez toujours le cursus suivi, le nombre d’heures et le nom de l’école. Le Syndicat National des Kinésiologues publie des repères utiles sur ce point.
Une séance ne pose pas de diagnostic, ne prescrit rien et n’interrompt aucun traitement. Si vous prenez un antidépresseur, vous continuez. Si une douleur persiste, vous voyez un médecin. Le vrai risque de ces pratiques n’est pas la séance elle-même, qui reste douce, mais le retard de prise en charge quand on les utilise à la place d’un suivi médical.
Je préfère perdre un rendez-vous plutôt que laisser repartir quelqu’un avec un symptôme qui aurait dû être examiné.
Touch for Health travaille sur quatorze muscles, un par méridien de la médecine traditionnelle chinoise. C’est le socle du niveau 1. Quatorze tests, une lecture d’ensemble, puis une équilibration ciblée sur ce qui est ressorti.
Les gestes de correction sont simples. Un massage de points précis sur le trajet du méridien, une tenue de points sur le crâne pendant une minute, un étirement, parfois un mouvement croisé à refaire chez vous le matin. Rien de spectaculaire et rien de douloureux.
La méthode a été conçue pour être enseignée, et c’est sa particularité. John Thie voulait que les familles s’en servent entre elles plutôt que de dépendre d’un praticien. Une partie de ce que je fais en séance, vous repartez en sachant le refaire seul, ce qui explique pourquoi le nombre de rendez-vous reste faible.
La kinésiologie n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. Elle est classée parmi les pratiques de soins non conventionnelles, au même titre que la sophrologie ou la réflexologie. En Essonne, une séance adulte se situe le plus souvent entre 60 et 80 euros. Le tarif exact du cabinet vous est confirmé au moment de la prise de rendez-vous.
Beaucoup de mutuelles prennent en charge une partie du montant par un forfait médecine douce, partagé avec l’ostéopathie et d’autres approches. Comptez souvent entre 20 et 50 euros par séance, dans la limite de trois à huit séances par an selon le contrat. Une facture vous est remise après chaque rendez-vous, à transmettre telle quelle.
Vérifiez le plafond annuel avant de commencer un suivi. C’est ce qui décide du rythme réaliste, plus que votre motivation du premier jour.
La kinésiologie ne convient pas à toutes les situations. Répondez à ces trois questions dans l’ordre, honnêtement, avant de réserver. Selon vos réponses, la bonne porte se trouve parfois ailleurs, et il vaut mieux le savoir avant de payer une séance qui ne vous servira pas.
Une douleur nouvelle, une perte de poids inexpliquée, un essoufflement, un trouble qui s’aggrave semaine après semaine. Tout cela passe d’abord par un cabinet médical. La kinésiologie ne cherche pas la cause d’un symptôme physique et n’a aucun moyen de la trouver.
Essayez de finir cette phrase : si cette difficulté tombait, je pourrais… Si la réponse vient vite et se décrit en actes, vous tenez déjà votre objectif de séance. Si rien ne vient, on prend le temps de le formuler ensemble au début du rendez-vous.
Une séance unique donne parfois un effet net, souvent partiel. Ce qui s’est installé sur des années demande du temps. Si votre budget ou votre agenda n’autorisent qu’un seul rendez-vous, dites-le en arrivant : on choisit alors un objectif plus étroit et atteignable.
Prenez d’abord un rendez-vous médical. Le cabinet reste ouvert ensuite, en complément, une fois que vous savez à quoi vous avez affaire. Rien ne presse de ce côté.
C’est le terrain habituel de la kinésiologie et la raison de venue la plus fréquente au cabinet. Vous pouvez réserver directement, sans passer par un courrier ni une ordonnance.
Possible en parallèle, sans jamais remplacer votre traitement ni votre psychothérapie. Parlez-en à votre médecin, et dites-moi ce qui est en cours dès le premier échange.
Personne ne peut vous le promettre ici, et un praticien qui le fait ment. Mieux vaut ne pas commencer sur ce malentendu, pour vous comme pour moi.
Vous sonnez, vous entrez, vous enlevez vos chaussures. Il n’y a pas de salle d’attente bruyante ni de fiche à remplir debout. Le rendez-vous suivant est calé assez large pour que personne ne se croise dans le couloir.
La séance suit toujours la même charpente : un temps d’échange, une série de tests, une équilibration, un temps de vérification. Ce qui change d’une personne à l’autre, c’est la durée de chaque partie. Certains passent trente minutes à poser leur objectif, d’autres l’annoncent en une phrase depuis le seuil.
Vous restez habillé du début à la fin. Prévoyez une tenue dans laquelle vous pouvez lever un bras sans gêne, et évitez de venir le ventre vide ou juste après un repas lourd.
On s’assoit et vous racontez ce qui vous amène. Je pose peu de questions à ce moment. Ce qui m’intéresse, c’est votre manière de décrire la gêne : les mots que vous choisissez, l’endroit du corps que votre main désigne sans y penser, le moment où votre débit ralentit.
Puis vient la question qui structure tout le reste. En quoi votre vie serait différente si cette difficulté n’était plus là ? La réponse doit tenir en une phrase courte, positive, formulée au présent. Pas « ne plus être stressée avant les réunions » mais « prendre la parole en réunion sans que ma voix tremble ».
Cette formulation demande parfois dix minutes de va-et-vient. Ce n’est pas une perte de temps. Un objectif flou donne une séance floue, et vous repartez avec l’impression qu’il ne s’est rien passé.
Vous vous allongez, chaussures enlevées, couverture sur les jambes si vous avez froid. Je teste d’abord un muscle témoin pour vérifier qu’il répond normalement. Ensuite je parcours la série, un muscle par méridien, en énonçant à voix haute ce que je vérifie.
Quand un muscle lâche, on s’arrête là. Je cherche ce qui rétablit la réponse : un massage de points sur le trajet du méridien, une tenue de deux points sur le front pendant une minute, un étirement lent, parfois un mouvement croisé bras et jambe opposés. Les corrections sont douces. Aucune manipulation vertébrale, aucun craquement, rien qui ressemble à de l’ostéopathie.
Entre deux corrections, je reteste. Si le muscle tient, on avance. Si rien ne bouge après deux essais, je le dis et on passe à autre chose plutôt que d’insister pour sauver les apparences.
On revient sur l’objectif de départ et on le reteste. Vous vous relevez doucement, buvez un verre d’eau, et je vous montre le geste à refaire chez vous. Un seul, tenu une minute, matin ou soir. Deux gestes, personne ne les fait.
Voici la partie que la plupart des sites passent sous silence. Le soir même ou le lendemain, certaines personnes ressentent une fatigue nette, une vague de tristesse, ou dorment douze heures d’affilée. D’autres ne remarquent rien du tout. Ces réactions durent en général vingt-quatre à quarante-huit heures. Elles ne signalent ni un problème ni une preuve d’efficacité : elles arrivent, c’est tout, et il vaut mieux ne pas prévoir une soirée exigeante juste après un premier rendez-vous.
Le point d’étape se fait à la séance suivante, deux à trois semaines plus tard. C’est vous qui dites si quelque chose a bougé, pas moi.
Une pièce, une table, deux fauteuils et beaucoup de lumière. Le 17 avenue de la Pointe se trouve à Brunoy, à environ dix minutes à pied de la gare RER D, avec du stationnement libre dans la rue. Rien de clinique, rien d’ésotérique non plus : ni blouse blanche, ni encens, ni musique de relaxation en boucle.
Personne ne prend rendez-vous chez un kinésiologue par curiosité intellectuelle. On vient parce que quelque chose coince depuis assez longtemps pour devenir pesant. Voici ce qui remplit réellement l’agenda du cabinet, et ce qu’on peut raisonnablement en attendre.
C’est le premier motif, et de loin. La description varie peu d’une personne à l’autre : la mâchoire serrée au réveil, l’impression de courir toute la journée sans avancer, une irritabilité qui déborde sur les enfants le soir alors qu’ils n’y sont pour rien.
Ce qu’une séance vise ici, c’est de casser l’automatisme. Le corps a associé une situation à une réaction d’alerte, et cette association se rejoue même quand la menace a disparu depuis longtemps. L’équilibration cherche l’endroit précis où la boucle se déclenche, et le geste qui l’interrompt.
Le résultat le plus fréquemment rapporté n’est pas une disparition du stress. C’est un délai qui s’allonge. La réaction arrive plus tard, moins fort, et vous avez le temps de faire autre chose que la subir. Si vous attendez de ne plus jamais être stressé, aucune méthode ne tiendra cette promesse.
Deux profils se présentent. Ceux qui ne s’endorment pas, avec la tête qui recommence à tourner dès que la lumière s’éteint. Et ceux qui se réveillent à trois heures et fixent le plafond jusqu’à cinq.
Le travail n’est pas le même. Pour l’endormissement, on cherche souvent du côté de ce qui n’a pas été posé dans la journée. Pour le réveil nocturne, l’objectif de séance porte plus fréquemment sur une décision en attente, un conflit non tranché, une échéance repoussée.
Une précaution s’impose : un trouble du sommeil installé depuis des mois, accompagné d’une fatigue qui ne cède jamais, mérite une consultation médicale avant tout le reste. Apnée du sommeil, thyroïde, effets d’un traitement en cours, tout cela se vérifie et ne se teste pas sur un muscle. Je le demande systématiquement en début de séance.
Le pic de fréquentation tombe en avril et en mai. Baccalauréat, concours d’entrée, permis de conduire, oraux de fin d’année. Le motif est net, la date est connue, l’objectif s’écrit tout seul.
Ces séances marchent bien parce que la cible est étroite. On ne cherche pas à refaire la personnalité de quelqu’un, on travaille sur une situation de quarante minutes qui aura lieu tel jour. Le geste emporté se fait dans le couloir, juste avant d’entrer.
Prévoyez le rendez-vous au moins dix jours avant l’échéance. La veille au soir, c’est trop tard : la fatigue possible du lendemain tomberait exactement au mauvais moment. C’est la seule règle que je maintiens fermement dans la prise de rendez-vous.
Un parent reste dans la pièce, toujours. Les motifs les plus courants sont la peur de l’école le dimanche soir, les colères qui montent trop vite, les réveils nocturnes, et chez les plus grands une pression scolaire qui se voit sur le visage avant d’être formulée.
Avec un enfant, la séance ressemble davantage à un jeu qu’à un entretien. On teste en position assise, on utilise des dessins, on demande de choisir entre deux images plutôt que d’expliquer un ressenti. La durée tombe à quarante-cinq minutes parce qu’au-delà l’attention décroche.
Un point de vigilance pour les parents. Si votre enfant est suivi par un pédiatre, un orthophoniste, un psychologue ou un centre médico-psychologique, ce suivi continue sans changement. Une séance ici s’ajoute, elle ne remplace jamais, et je refuse les demandes formulées comme une alternative à une prise en charge en cours.
Séparation, deuil, licenciement, reconversion, départ du dernier enfant de la maison. Ces moments ont un point commun : la vie d’avant ne fonctionne plus et celle d’après n’a pas encore de forme.
Ici, le rythme change. On travaille sur quatre à six séances espacées d’un mois, avec un objectif qui se réécrit à chaque fois. Ce qui comptait en janvier n’a plus le même poids en avril, et c’est normal.
Pour un deuil récent, quelques semaines après la perte, je préfère souvent attendre. Le chagrin n’est pas un blocage à corriger, et vouloir l’équilibrer trop tôt revient à demander à quelqu’un d’aller plus vite que son propre rythme. Si vous êtes dans cette situation, appelez quand même : on en parle, et parfois la réponse est de vous orienter vers une association d’accompagnement du deuil plutôt que vers ma table.
Un texte décrit mal une pression de deux secondes sur un avant-bras. La vidéo montre une équilibration du début à la fin, sur une personne qui a accepté d’être filmée pendant une séance ordinaire.
Regardez surtout le moment où le bras cède. Il n’y a ni secousse ni effort visible, et c’est précisément ce qui surprend la plupart des gens la première fois. Regardez aussi ce qui suit : la correction dure moins d’une minute, puis le même test est refait. C’est cette répétition, et non la correction elle-même, qui constitue le coeur de la méthode.
Une remarque revient souvent après le visionnage : cela paraît trop simple pour produire quoi que ce soit. La question est légitime et je ne cherche pas à l’écarter. La réponse honnête est que la simplicité du geste ne dit rien de son effet, dans un sens ni dans l’autre, et que le seul moyen de vous faire un avis reste de venir une fois.
Puisque le métier n’est pas encadré par l’État, le tri se fait à votre charge. Voilà les repères que j’utiliserais moi-même si je cherchais un praticien dans une ville que je ne connais pas, y compris quand ils desservent mon propre cabinet.
Quatre familles se partagent l’essentiel des cabinets français. Touch for Health, la plus répandue, travaille sur les quatorze muscles liés aux méridiens et vise l’équilibre général. Three In One Concepts, aussi appelée One Brain, se concentre sur la levée de blocages émotionnels liés à un souvenir précis. Brain Gym, ou éducation kinesthésique, s’adresse surtout aux apprentissages et se retrouve dans certaines écoles.
La quatrième, la kinésiologie appliquée, est celle de Goodheart. Aux États-Unis elle reste réservée aux professionnels de santé diplômés, chiropracteurs et médecins. Un praticien français qui s’en réclame sans être professionnel de santé emploie le terme de façon abusive.
La plupart des praticiens combinent deux ou trois branches. Demandez laquelle domine dans leur pratique. Une réponse embarrassée en dit long.
Combien d’heures de formation, et dans quelle école ? Le nombre compte plus que le nom : plusieurs centaines d’heures réparties sur deux ou trois ans, pas un stage de quinze jours. Quelle branche principale ? Quel est le tarif, annoncé avant la séance et pas au moment de payer ? Y a-t-il une assurance responsabilité civile professionnelle ? Un numéro SIRET, vérifiable en trente secondes en ligne ? Une adhésion à un syndicat comme le Syndicat National des Kinésiologues, qui impose un volume de formation et un code de déontologie à ses membres ?
Un praticien sérieux répond à ces six questions sans se froisser. Le mien y répondrait, et je considère l’agacement devant ces questions comme une réponse en soi.
Quatre comportements justifient de reprendre son manteau et de sortir. Un praticien qui pose un diagnostic, qui nomme une maladie ou une carence à partir d’un test musculaire. Un praticien qui suggère de réduire ou d’arrêter un traitement prescrit, même à demi-mot. Un praticien qui vend des compléments alimentaires testés sur place, ce qui transforme la séance en argumentaire commercial. Un praticien qui promet une guérison ou un résultat garanti.
La Miviludes, l’organisme public qui suit les dérives sectaires, reçoit chaque année des signalements liés aux pratiques de soins non conventionnelles. Le motif le plus fréquent n’est pas la méthode elle-même mais l’emprise : un praticien qui devient le seul interlocuteur légitime, qui décourage l’entourage, qui multiplie les rendez-vous indispensables.
Une séance utile vous rend plus autonome. Elle ne vous rend pas dépendant de celui qui la donne.
L’ostéopathie est la seule des quatre à disposer d’un cadre légal en France depuis 2002, avec un titre protégé et une formation longue obligatoire. Elle travaille par manipulation des tissus et des articulations. Si votre gêne est mécanique, une épaule bloquée, un dos qui coince après un faux mouvement, c’est là qu’il faut aller en premier.
La sophrologie passe par la respiration, la détente musculaire et la visualisation, avec des exercices que vous répétez seul entre les séances. L’hypnose modifie l’état de conscience pour travailler sur un comportement précis, et son usage médical relève de praticiens de santé formés. Le titre de psychologue, lui, est protégé et suppose un master universitaire.
La kinésiologie n’entre dans aucune de ces cases. Elle utilise le corps comme moyen de lecture, sans manipulation, sans induction, sans interprétation clinique. Beaucoup de gens l’utilisent en complément d’un suivi psy plutôt qu’à sa place, et c’est la combinaison qui donne les retours les plus solides au cabinet.
Un dernier repère pour trancher entre ces approches. Si la gêne se situe dans le corps et se déclenche à un geste précis, allez du côté de l’ostéopathie. Si elle se rejoue dans la tête et demande d’être comprise, un psychologue reste le bon interlocuteur. Si elle se manifeste par une réaction que vous n’arrivez pas à désamorcer alors que vous en connaissez déjà l’origine, la kinésiologie a quelque chose à proposer. Ces frontières se recoupent, et personne ne coche une seule case.
Celles qui reviennent au téléphone, avec la réponse que je donne réellement.
Non, et c’est même préférable d’arriver sceptique. Le test ne demande aucune adhésion : il enregistre une réponse musculaire, que vous y croyiez ou non. Les personnes les plus méfiantes sont souvent celles qui décrivent le mieux ce qu’elles ont senti, parce qu’elles n’ont pas cherché à faire plaisir au praticien. Ce qui compte vraiment, c’est d’accepter de formuler un objectif honnête.
Non. La kinésiologie fait partie des pratiques de soins non conventionnelles et n’ouvre aucun droit au remboursement par l’Assurance maladie. En revanche beaucoup de mutuelles proposent un forfait médecine douce, souvent entre 20 et 50 euros par séance, plafonné à trois à huit séances par an. Une facture vous est remise à chaque rendez-vous. Vérifiez votre contrat avant de commencer un suivi long.
Trois en moyenne pour un objectif ponctuel comme un examen ou une prise de parole, espacées de deux à trois semaines. Quatre à six, espacées d’un mois, pour une période de bascule comme une reconversion ou une séparation. Si après deux séances rien n’a bougé du tout, je vous le dis et on arrête. Un praticien qui vous annonce d’emblée dix séances indispensables vend un abonnement.
Non. La pression exercée sur le bras équivaut à peu près au poids d’une main posée, tenue deux secondes. Les corrections consistent en massages de points, tenues de points sur le crâne et étirements lents. Aucune manipulation vertébrale, aucun craquement. Si un geste est inconfortable, dites-le et on l’arrête immédiatement, sans discussion.
Oui, et c’est fréquent. Une séance s’ajoute à votre suivi, elle ne le remplace jamais. Vous continuez vos traitements et vos rendez-vous sans rien changer. Dites-moi simplement ce qui est en cours au début du premier rendez-vous. Si vous traversez un épisode aigu, une dépression sévère ou des idées noires, la priorité va à votre médecin ou à votre psychiatre, et je vous le dirai clairement.
Dès l’âge où l’enfant peut tenir un bras levé quelques secondes, en pratique vers cinq ou six ans. Un parent reste présent pendant toute la séance et signe l’autorisation. Pour les plus jeunes, la séance dure quarante-cinq minutes et ressemble davantage à un jeu qu’à un entretien. Les adolescents peuvent venir seuls à partir de seize ans avec un accord parental écrit.
Cela arrive. Certains jours les muscles répondent de façon uniforme et rien ne ressort. Deux causes reviennent : un objectif trop large, ou une fatigue trop importante pour que la lecture soit fiable. Dans le premier cas on reformule sur place. Dans le second, je préfère écourter et décaler, plutôt que de vous facturer une heure de tests sans contenu.
L’ostéopathe agit sur la mécanique du corps par manipulation des tissus et des articulations, dans un cadre légal établi en France depuis 2002. Le kinésiologue ne manipule rien : il utilise la réponse musculaire comme moyen de lecture. Pour une épaule bloquée ou un dos coincé après un faux mouvement, allez voir un ostéopathe. Les deux se combinent très bien, et beaucoup de personnes font les deux.
Non. Il faut poser un objectif, pas un récit. Certaines personnes parlent pendant vingt minutes, d’autres disent trois phrases et le travail se fait aussi bien. Vous pouvez même garder pour vous le contenu d’un souvenir : dire qu’il s’agit d’un épisode de vos quinze ans suffit à travailler dessus. Tout ce qui se dit au cabinet y reste.
Un appel ou un message vingt-quatre heures avant suffit, sans avoir à vous justifier. Le créneau est alors proposé à quelqu’un d’autre. Les annulations répétées le jour même posent un vrai problème d’organisation dans un cabinet où les rendez-vous durent une heure, et le créneau ne peut plus être remplacé.
Page rédigée à partir de la pratique quotidienne du cabinet de Brunoy, relue avec les documents publics du Syndicat National des Kinésiologues et les fiches de la Miviludes sur les pratiques de soins non conventionnelles. Les tarifs et les délais de remboursement mentionnés varient selon les contrats et doivent être vérifiés auprès de votre mutuelle. Aucun contenu de cette page ne constitue un avis médical.